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Le Maroc, une économie résiliente face à la sécheresse – Trends-Tendances

Après leur premier match remporté contre le Canada (1-0), les Diables Rouges rencontreront le Maroc lors de la Coupe du monde de football ce dimanche. Portrait de l’économie de ce pays du Maghreb qui n’a pas été épargnée par le réchauffement climatique ces derniers temps.

Le Maroc comptait 37,34 millions d’habitants en 2021, selon le rapport de la Banque Mondiale. La ville de Casablanca, sa capitale économique en pleine ébullition, a la plus forte densité démographique (819.954 ménages). A titre de comparaison, la ville touristique de Marrakech compte un peu plus de 215.000 âmes.

Selon les dernières statistiques, le PIB du Maroc en 2022 est de 133,06 milliards de dollars. Sur le plan économique Africain, le Maroc se classe 5e puissance économique derrière l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et l’Algérie.

La proximité du Maroc avec le continent européen favorise l’économie nationale. Le Royaume bénéficie en effet largement des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes.

En moyenne, le salaire moyen au Maroc est de 356,2 euros. De nombreux citoyens vivent dans une pauvreté extrême. Le taux de chômage reste assez approximatif. Il varie entre 9 et 10 % selon les chiffres officiels du ministère du Travail. La Banque Mondiale l’estime à 11,5% en 2021. Quelques organisations marocaines non gouvernementales tablent cependant sur des chiffres bien plus élevés.

En 2019, le Maroc était “le pays le plus inégalitaire du nord de l’Afrique et dans la moitié la plus inégalitaire des pays de la planète, En 2018, les trois milliardaires marocains les plus riches détenaient à eux seuls 4,5 milliards de dollars, soit 44 milliards de dirhams. L’augmentation de leur fortune en un an représente autant que la consommation de 375 000 Marocains parmi les plus pauvres sur la même période”, selon un récent rapport de l’ONG Oxfam.

Une économie résiliente

L’économie marocaine a rebondi et s’est montrée résiliente après les pertes de production subies au cours de la première année pendant la pandémie de COVID?19. Elle affichait un taux de croissance de 7,9 % en 2021. Le pays a ensuite été exposé à une série de chocs dont les effets se cumulent, l’activité économique a brutalement ralenti, la croissance du PIB chutant à 0,3 % au premier trimestre 2022, rapporte le site national Hespress.

La nouvelle sécheresse qui a frappé le pays, la pire des 40 dernières années, a mis un frein à la croissance économique. Elle a entraîné une baisse des récoltes céréalières. Conséquence : le PIB agricole s’est fortement contracté. Les effets conjugués de la guerre en Ukraine, de la pandémie et de la sécheresse, ont fait perdre au Maroc deux années et demi de croissance.

L’inflation s’est accélérée ces derniers mois, pour atteindre un peu plus de 8% au mois d’octobre et 6,3% sur les dix premiers mois de l’année, selon les chiffres publiés cette semaine par le quotidien marocain L’Economiste. Cette évolution résulte de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 13,8% et de celui des produits non alimentaires de 4,3%.

Selon un rapport du FMI, si les chocs mondiaux et la sécheresse ont ralenti l’économie marocaine cette année, la croissance devrait toutefois reprendre en 2023. Roberto Cardarelli, un des experts du FMI commandité pour ce rapport, a souligné que “l’économie marocaine a connu une confluence de chocs négatifs en 2022 qui ont freiné le rebond rapide après la pandémie”. Il note que “la sécheresse a négativement affecté la production agricole, tandis que les chocs des termes de l’échange liés à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont davantage alimenté l’inflation et réduit le pouvoir d’achat” .

Une croissance de 3% en 2023

Dans l’hypothèse d’une amélioration progressive des conditions extérieures et d’une saison agricole moyenne, le FMI estime que la croissance devrait s’accélérer pour atteindre environ 3 % l’année prochaine, selon Hespress.

Notons aussi que le Maroc vit de sa large offre touristique. Le secteur a été malmené par les deux années de pandémie et les restrictions de voyages. Le tourisme semble avoir repris son cours normal. Le secteur a réalisé un taux de récupération des recettes touristiques en devises de 103 % en septembre 2022.

Les principaux secteurs économiques

L’économie marocaine est caractérisée par sa forte dépendance au secteur agricole, compte tenu de la richesse du sol marocain. Le secteur emploie près de 33,2% de la population active et contribue à 11,7% du PIB, selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale. L’orge, le blé, les agrumes, le raisin, les légumes, l’arganier, les olives, l’élevage et le vin sont les principales cultures du pays. La production céréalière du pays est très variable, les barrages locaux assurant l’irrigation de seulement 15 % des terres agricoles.

L’industrie contribue à 26,1% du PIB et emploie 23% de la population active. Les principaux secteurs sont le textile, la maroquinerie, l’agroalimentaire, le raffinage du pétrole et l’assemblage électronique. De nouveaux secteurs sont en plein essor : la chimie, les pièces automobiles, l’informatique, l’électronique et l’industrie aérospatiale. L’industrie automobile, en particulier, a connu une croissance au cours de la dernière décennie. Le secteur des services représente un peu plus de la moitié du PIB et emploie 43,6 % de la population active. Il est tiré par l’immobilier et le tourisme, très dynamiques ces dernières années (représentant environ 11% du PIB et atteignant un record de près de 13 millions d’arrivées en 2019).

Le Maroc comptait 37,34 millions d’habitants en 2021, selon le rapport de la Banque Mondiale. La ville de Casablanca, sa capitale économique en pleine ébullition, a la plus forte densité démographique (819.954 ménages). A titre de comparaison, la ville touristique de Marrakech compte un peu plus de 215.000 âmes. Selon les dernières statistiques, le PIB du Maroc en 2022 est de 133,06 milliards de dollars. Sur le plan économique Africain, le Maroc se classe 5e puissance économique derrière l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et l’Algérie. La proximité du Maroc avec le continent européen favorise l’économie nationale. Le Royaume bénéficie en effet largement des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes.En moyenne, le salaire moyen au Maroc est de 356,2 euros. De nombreux citoyens vivent dans une pauvreté extrême. Le taux de chômage reste assez approximatif. Il varie entre 9 et 10 % selon les chiffres officiels du ministère du Travail. La Banque Mondiale l’estime à 11,5% en 2021. Quelques organisations marocaines non gouvernementales tablent cependant sur des chiffres bien plus élevés. Une économie résiliente L’économie marocaine a rebondi et s’est montrée résiliente après les pertes de production subies au cours de la première année pendant la pandémie de COVID?19. Elle affichait un taux de croissance de 7,9 % en 2021. Le pays a ensuite été exposé à une série de chocs dont les effets se cumulent, l’activité économique a brutalement ralenti, la croissance du PIB chutant à 0,3 % au premier trimestre 2022, rapporte le site national Hespress. La nouvelle sécheresse qui a frappé le pays, la pire des 40 dernières années, a mis un frein à la croissance économique. Elle a entraîné une baisse des récoltes céréalières. Conséquence : le PIB agricole s’est fortement contracté. Les effets conjugués de la guerre en Ukraine, de la pandémie et de la sécheresse, ont fait perdre au Maroc deux années et demi de croissance. L’inflation s’est accélérée ces derniers mois, pour atteindre un peu plus de 8% au mois d’octobre et 6,3% sur les dix premiers mois de l’année, selon les chiffres publiés cette semaine par le quotidien marocain L’Economiste. Cette évolution résulte de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 13,8% et de celui des produits non alimentaires de 4,3%.Selon un rapport du FMI, si les chocs mondiaux et la sécheresse ont ralenti l’économie marocaine cette année, la croissance devrait toutefois reprendre en 2023. Roberto Cardarelli, un des experts du FMI commandité pour ce rapport, a souligné que “l’économie marocaine a connu une confluence de chocs négatifs en 2022 qui ont freiné le rebond rapide après la pandémie”. Il note que “la sécheresse a négativement affecté la production agricole, tandis que les chocs des termes de l’échange liés à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont davantage alimenté l’inflation et réduit le pouvoir d’achat” .Une croissance de 3% en 2023Dans l’hypothèse d’une amélioration progressive des conditions extérieures et d’une saison agricole moyenne, le FMI estime que la croissance devrait s’accélérer pour atteindre environ 3 % l’année prochaine, selon Hespress. Notons aussi que le Maroc vit de sa large offre touristique. Le secteur a été malmené par les deux années de pandémie et les restrictions de voyages. Le tourisme semble avoir repris son cours normal. Le secteur a réalisé un taux de récupération des recettes touristiques en devises de 103 % en septembre 2022. Les principaux secteurs économiquesL’économie marocaine est caractérisée par sa forte dépendance au secteur agricole, compte tenu de la richesse du sol marocain. Le secteur emploie près de 33,2% de la population active et contribue à 11,7% du PIB, selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale. L’orge, le blé, les agrumes, le raisin, les légumes, l’arganier, les olives, l’élevage et le vin sont les principales cultures du pays. La production céréalière du pays est très variable, les barrages locaux assurant l’irrigation de seulement 15 % des terres agricoles. L’industrie contribue à 26,1% du PIB et emploie 23% de la population active. Les principaux secteurs sont le textile, la maroquinerie, l’agroalimentaire, le raffinage du pétrole et l’assemblage électronique. De nouveaux secteurs sont en plein essor : la chimie, les pièces automobiles, l’informatique, l’électronique et l’industrie aérospatiale. L’industrie automobile, en particulier, a connu une croissance au cours de la dernière décennie. Le secteur des services représente un peu plus de la moitié du PIB et emploie 43,6 % de la population active. Il est tiré par l’immobilier et le tourisme, très dynamiques ces dernières années (représentant environ 11% du PIB et atteignant un record de près de 13 millions d’arrivées en 2019).

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