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Wall Street ouvre en baisse, toujours inquiète pour l’économie américaine

La Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, toujours convaincue que la poursuite d’une politique monétaire offensive va faire basculer l’économie américaine en récession l’an prochain.

Vers 15H10 GMT, le Dow Jones cédait 1,01%, l’indice Nasdaq abandonnait 0,56% et l’indice élargi S&P 500, 1,01%.

Pour Patrick O’Hare, de Briefing.com, Wall Street tente toujours de se remettre d’un “coup de poing à l’estomac”, qui a pris la forme d’une Banque centrale américaine (Fed) décidée à poursuivre son resserrement monétaire, conjugué à une série d’indicateurs macroéconomiques en-deçà des attentes, jeudi.

“La principale inquiétude est que la Fed va trop monter ses taux et provoquer un atterrissage d’urgence de l’économie américaine”, a ajouté l’analyste, “ce qui aura des effets collatéraux pour l’économie mondiale.”

“On a un marché qui s’attend à une récession et à des difficultés pour les résultats” d’entreprises l’an prochain, a abondé Quincy Krosby, de LPL Financial.

Craignant un ralentissement, voire une baisse de chiffres d’affaires et bénéfices des sociétés, les investisseurs s’interrogent, dès lors, sur la valorisation des actions, a expliqué l’analyste.

Signe d’un marché sensible au discours de fermeté de la Fed mercredi, les taux obligataires se tendent assez sensiblement vendredi. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans ressortait à 3,52%, contre 3,44% la veille.

La séance de vendredi correspond à l’expiration des contrats à terme (options et futures) sur les actions et les indices, souvent appelée journée des “quatre sorcières”, avec des valeurs théoriques de plusieurs milliers de milliards de dollars de produits financiers.

Ce phénomène peut augmenter sensiblement la volatilité des indices et des actions sur la journée.

Pour Quincy Krosby, le marché est trop descendu et il est mûr pour un rebond technique, que pourrait lui offrir la volatilité hors norme attendue vendredi ou des déclarations d’un banquier central.

A la cote, l’éditeur de logiciels Adobe bondissait (+5,90% à 348,10 dollars) après la publication d’un bénéfice net trimestriel supérieur aux attentes, avec une croissance tirée par ses services d’informatique à distance (cloud). La firme de San Jose (Californie) a aussi fait état de prévisions meilleures qu’attendues pour le trimestre en cours.

Meta (+5,36% à 122,37 dollars) surfait sur un relèvement de recommandation des analystes de JPMorgan, encouragés par ce qu’ils voient comme une amélioration de la discipline financière du groupe.

Le laboratoire Novavax continuait sa dégringolade (-12,23% à 9,94 dollars), plombé par la révision de son accord avec les autorités britanniques sur les achats de vaccins anti-Covid. Les volumes prévus ont été réduits de moitié dans la nouvelle version de la convention.

Par ailleurs, cette biotech prévoit d’émettre de nouvelles actions et des obligations convertibles en actions pour un montant total pouvant aller jusqu’à 250 millions de dollars au total, ce qui diluera les parts des actionnaires existants.

En deux séances, le titre Novavax a fondu de plus de 42%.

Le groupe chinois Lanvin Group, qui contrôle notamment les maisons de mode Lanvin et Sergio Rossi, poursuit son parcours chaotique, au lendemain de son entrée à la Bourse de New York.

Après avoir plongé de 22,93% jeudi, au premier jour suivant sa fusion avec la société cotée Primavera Acquisition Corporation, Lanving Group décollait de 10,88%, à 8,46 dollars. L’opération a permis à l’entreprise de lever plus de 150 millions de dollars d’argent frais.

Nasdaq

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