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UE : la voie est libre pour le plan de relance post-Covid – Courrier International

“L’UE a conclu un accord historique sur son budget, jeudi, après des semaines de négociations difficiles, débloquant 2 200 milliards de dollars [1 800 milliards d’euros] de financements cruciaux pour les économies les plus fragiles du bloc, dévastées par la pandémie de Covid-19”, écrit le New York Times.

L’accord a été annoncé sur Twitter par Charles Michel, le président du Conseil européen, rapporte La Vanguardia : “Accord sur les perspectives financières et le plan de relance”, a-t-il écrit. “Maintenant, nous allons pouvoir lancer sa mise en œuvre et reconstruire nos économies.”

Le Corriere della Sera note que si Angela Merkel “ne gazouille pas sur Twitter”, elle est bien la “véritable architecte du compromis” scellé avec la Hongrie et la Pologne, qui avaient mis leur veto à l’adoption du budget et du plan de relance.

À l’ouverture du sommet, la chancelière allemande avait annoncé la couleur, en déclarant, selon la Deutsche Welle : “L’Allemagne a travaillé d’arrache-pied pour combler les divergences et trouver des solutions aux inquiétudes de la Pologne et de la Hongrie, tout en respectant le mécanisme de l’État de droit tel qu’approuvé par le Parlement européen.”

“L’Europe a vendu son âme”

L’UE avait décidé de conditionner l’octroi de la manne financière européenne au respect de l’État de droit, au grand dam de la Pologne et de la Hongrie, régulièrement pointées du doigt pour leurs atteintes à l’indépendance de la justice, aux droits des minorités, au pluralisme politique ou à la liberté de la presse.

Le compromis ficelé par l’Allemagne prévoit notamment que le mécanisme ne pourra entrer en vigueur qu’après “un éventuel recours devant la Cour de justice de l’UE (CJUE)”, souligne Le Soir. Sachant que la Pologne a déjà fait part de sa décision de saisir la Cour et qu’une “procédure à la CJUE met environ deux ans à aboutir”, cela revient, pour les détracteurs de l’accord, à renvoyer d’éventuelles sanctions aux calendes grecques.

Et cela permet surtout au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de briguer plus sereinement un nouveau mandat lors des élections législatives hongroises de 2022. “Nous avons gagné”, a-t-il d’ailleurs déclaré jeudi à Bruxelles, selon CNN.

Rasmus Andresen, un parlementaire européen cité par The Guardian, estime au contraire que “Viktor Orbán a échoué”. Car selon lui, compromis ou pas, “le texte législatif sur le mécanisme de l’État de droit reste inchangé”.

Mais pour Bloomberg, “l’Europe n’est pas loin d’avoir vendu son âme démocratique”. Pour l’agence économique, l’UE était face “à un choix faustien : elle pouvait défendre ses valeurs, quitte à retarder un nécessaire déblocage d’argent frais, ou elle pouvait ouvrir les vannes des financements, en vendant son âme. Malheureusement, l’UE n’a pas été à la hauteur.”

Jeudi soir, les Vingt-Sept sont également tombés d’accord pour sanctionner la Turquie pour ses travaux d’exploration gazière dans des zones maritimes disputées avec la Grèce et Chypre. Vendredi matin, les négociations se poursuivaient sur les modalités d’un nouvel objectif de réduction des gaz à effet de serre d’ici à 2030.

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