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Tournoi des six nations : du rugby universitaire au XV de France, l’ascension fulgurante d’Emilie Boulard

Emilie Boulard (au centre), durant le Tournoi des six nations face à l’Angleterre, le 24 avril 2021.

Beaucoup rêvent de l’équipe de France, sans y parvenir, d’autres y accèdent sans l’avoir fantasmée. A 22 ans, Emilie Boulard, arrière du XV de France, fait partie de la deuxième catégorie. La jeune joueuse, qui compte déjà cinq essais en dix sélections, a commencé le rugby il y a seulement cinq ans, en choisissant une option pour sa licence de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Depuis ? Une ascension fulgurante et des participations à de nombreux tournois internationaux en rugby à sept, jusqu’au Tournoi des six nations, où le XV de France affronte, samedi 30 avril, l’Angleterre en « finale ».

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« Ce qui m’a tapé dans l’œil, c’est une grande taille [1,78 m], une agilité à récupérer des ballons difficiles, une capacité à lire les espaces, et surtout la vitesse d’Emilie », raconte Thomas Darracq, présent au championnat de France universitaire en Gironde, en 2018 et alors responsable du pôle France féminin. Le recruteur prend contact avec la jeune femme pour lui faire intégrer la structure : « Il a fallu convaincre du monde, parce que peu de gens la connaissaient », ajoute-t-il.

Emilie Boulard n’a alors que 18 ans et vient de commencer le rugby à l’université d’Orsay et dans son club de Chilly-Mazarin (Essonne), où elle évolue déjà en deuxième division nationale. « J’avais pratiqué l’escalade durant plusieurs années, mais à l’université, je devais choisir une option, et comme il y avait une équipe féminine, je me suis inscrite au rugby. J’aurais pu choisir un autre sport et passer à côté d’une belle carrière », raconte-t-elle au Monde.

Des doutes, puis l’éclosion

Ses débuts au haut niveau ne sont pourtant pas idylliques. « La première année au pôle France a été un peu difficile, elle se posait beaucoup de questions pour savoir si elle était à sa place », se rappelle Thomas Darracq. Elle participe également à une tournée d’un mois en Australie et en Nouvelle-Zélande avec l’équipe de France à sept « développement » (un circuit moins relevé que le circuit mondial). « Ce rassemblement était compliqué, je n’avais pas assez d’entraînement pour me sentir à l’aise. Mais finalement, il m’a permis de progresser, notamment sur les plans physique, technique et rugbystique », relativise-t-elle. Son apprentissage se poursuit avec l’équipe de France des moins de 20 ans, et celle de rugby à sept, où ses performances sont remarquées.

En janvier 2021, la jeune joueuse reçoit un appel d’Annick Hayraud, la manageuse du XV de France : « Je ne pensais pas du tout être appelée un jour, ce n’était même pas une ambition, je me concentrais sur le rugby à sept. J’étais donc surprise et très contente de pouvoir participer à ce rassemblement avec des joueuses que je connaissais de nom, sans les avoir côtoyées. »

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