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Toulouse Football Club : l’En-Avant les fait reculer – ladepeche.fr

l’essentiel Ils rêvaient d’une semaine à trois succès après leurs deux premières victoires face à Niort et à Nancy. Las, ils devront se contenter du match nul face à des Guingampais qui auront profité du talon d’Achille des Violets.

Les mains sur les hanches, droit comme un “i” dans la surface de réparation dos au virage Ouest. Il est 20h51 et le capitaine téféciste, monté sur le corner de la gagne, a du mal à quitter la pelouse. Ruben Gabrielsen finit par se diriger vers le tunnel en relevant au passage le Belge Brecht Dejaegere, lequel a terminé chaussettes basses et genoux haut.

Les deux compères le savent : leur équipe a laissé passer une nouvelle chance de s’installer durablement dans le haut du panier. Dommage. Pas grave en soi, mais embêtant de ne pas saisir les perches tendues lorsque le calendrier vous les propose. À l’image de l’incroyable défaite 4-5 face à Valenciennes il y a un mois pile. À la “place”, ce matin, les hommes de Patrice Garande ont rétrogradé d’une unité, passant du 4e au 6e rang.

Un penalty généreusement accordé par l’arbitre plus un corner malheureusement pas dégagé par la défense : deux buts concédés à l’arrivée ; surtout, deux points envolés. Ainsi soit-il.

L’addition est salée pour des Toulousains qui, clairement, auraient dû rem- porter la mise hier soir. Dans un Stadium baigné par un crachin breton au coup d’envoi. Sale présage, déjà… Car les coéquipiers de Gabrielsen ont dominé dans les grandes largeurs la partie. Il n’y a pas photo, mais il y a eu finish : en voulant arracher le morceau, le Tef s’est aussi découvert dans le dernier quart d’heure et ne fut pas à l’abri d’un coup de biniou.

Si l’EAG n’est pas une bête noire pour les Violets, Guingamp n’est pas spécialement non plus un adversaire qui leur réussit bien, ou du moins il s’agit d’une équipe coriace qui a toujours donné du fil à retordre aux Garonnais. On s’en est d’ailleurs aperçu dès l’entame, virile mais correcte. Jusqu’à une semelle du revenant Romao sur le genou droit de van den Boomen qui lui s’était couché (36e). C’est dans le prolongement du geste, peut-être, cependant l’action à première vue méritait au moins le jaune. Au VAR (qui n’existe pas en L2, rappelons-le), ç’aurait très certainement été rouge direct. L’arbitre M. Landry décida de ne rien sortir du tout de sa poche et ne compta même pas les arrêts de jeu de cette première période… Bizarre. Passons et re-tenons plutôt l’application des locaux.

Rigoureux

derrière, ingénieux au milieu, laborieux et astucieux devant. Citons, ici, pour le premier comme le deuxième adjectif l’avant-centre anglo-saxon Rhys Healey qui doit être un sacré pénible pour les charnières adverses qui, apparemment, n’ont pas fini de souffrir.

Healey, retenez ce nom

Le bonhomme, sans cesse en mouvement, n’arrête pas de faire appels et contre-appels, décrochages ou autres remises. Nous découvrons également sa technique (cf. son coup franc platinien) et il n’a pas à rougir.

En somme, un poison nommé Healey qui, au coup d’envoi après une semaine à 2 buts, se distingua d’abord en mettant sur orbite Brecht Dejaegere, un cran plus haut que d’accoutumée, qui croisa trop (10). Bis repetita 15min plus tard avec une talonnade derrière la jambe d’appui du Britannique, pour servir cette fois Adli, qui n’arma pas une… mine (25). Contrairement à mardi.

Bref, à la pause, la vraie question n’était pas de savoir si le Téfécé allait marquer, mais quand. Et il faut bien dire qu’on eut l’occasion de se réchauffer tout au long de la seconde période (4°C, avec un ressenti de 2).

A lire aussi : TFC : On n’arrête plus Rhys Healey

Avec cette manie, du côté des Toulousains, de mener puis d’être rejoints – sans être menacés. Puisque le TFC, on le répète, ne céda que sur un penalty et un coup franc indirect.

Un comble, au foot, d’être arrêtés sur coups de pied…

Stadium, huis-clos sanitaire.

MT : 0-0.

Arbitrage de M. Rémi LANDRY,

assisté de MM. Boudikian et V. Évrard /

Temps additionnel : 4‘(1+3).

Pour le TFC : Healey (51), Antiste (74).

Pour l’EAG : Gomis (56 sp), Ngbakoto (82).

> TOULOUSE FOOTBALL-CLUB :

M. Dupé – Amian Adou, B. Diakité, Ruben Gabrielsen (cap.) – Spierings – St. Moreira, van den Boomen (Manu Koné, 79), Dejaegere, D. Machado – A. Adli (Antiste, 70) – Healey (V. Bayo, 79)./

Entraîneur : Patrice GARANDE.

Avertissements : Moreira (55, duel aérien avec Niakaté et faute supposée = péno), Amian (63, gêne le gardien dans son dégagement au pied).

> EN-AVANT GUINGAMP :

E. Basilio – Palun, Sampaio (B. Roux, 36), Niakaté, Rebocho – Romao

(G. Fofana, 78), Valdivia (B. Pelé, 57) – Robail (Livolant, 57), Y. M’Changama (cap.), Rodelin – A. Y. Gomis

(Ngbakoto, 78)./

Entraîneur : Mehmed BAZDAREVIC (BOS).

Avertissements : Valdivia (50, tacle par-derrière sur Spierings), Livolant (65, simulation devant Moreira), Niakaté (87, empêche Dejaegere de jouer un coup franc), Fofana (90+3, dégage le ballon une fois que l’arbitre a sifflé).

Note du match : 12,5/20 ; Hommes du match : Niakaté et HEALEY.

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