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Scandale sanitaire Buitoni dans le Nord : 56 cas confirmés selon un rapport de Santé Publique France

Santé Publique France publie un nouveau bilan faisant état de 56 contaminations avérées à la bactérie E.Coli. Les pizzas de la gamme Fraîch’Up fabriquées dans le Nord sont bien à l’origine de plusieurs cas.

L’usine Buitoni de Caudry dans le Nord toujours dans la tempête. Désormais, ce sont 56 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) en lien avec une contamination à la bactérie E.Coli qui sont officiellement confirmés en France. Santé Publique France a publié un nouveau bilan ce 10 mai 2022 : il correspond à la situation établie à la date du 4 mai.  

Dans plusieurs cas, la consommation de pizzas fabriquées dans le Nord est avérée. On n’en connaît pas le nombre pour l’heure. “Les investigations épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité menées depuis cette date ont confirmé un lien entre la survenue de ces cas groupés et la consommation de pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up de marque Buitoni contaminées par des bactéries STEC“, précise Santé Publique France.  

Sur les 56 cas, on dénombre un adulte et 55 enfants âgés de 1 à 17 ans “ayant présenté des symptômes entre le 18 janvier et le 5 avril“. Rappelons que, parmi les 55 enfants, deux sont décédés.  

Douze régions sont désormais concernées en métropole. Avec 12 cas, la région Hauts-de-France est la plus durement touchée. Viennent ensuite l’Île-de-France (9 cas), la Nouvelle-Aquitaine (8 cas), les Pays de la Loire (7 cas), la Bretagne (6 cas), le Grand Est (3 cas), la Provence-Alpes-Côte d’Azur (3 cas), l’Auvergne-Rhône-Alpes (2 cas), l’Occitanie (2 cas), le Centre Val-de-Loire (2 cas), la Bourgogne-Franche-Comté (1 cas) et enfin la Normandie (1 cas).  

Lancé le 18 mars 2022, le retrait-rappel de l’ensemble des pizzas devrait entraîner une baisse du nombre de nouveaux cas. Santé Publique France le souligne d’ailleurs : “Le nombre total de cas de SHU en lien avec la consommation de ces pizzas se stabilise depuis le retrait-rappel”.     

Avocat de victimes dans une quinzaine de dossiers, Richard Legrand n’est pas surpris par ces nouveaux chiffres. “Il y a de nouveaux cas déclarés au fur et à mesure. Il y a peut-être des personnes qui n’ont pas fait le lien tout de suite, d’où un bilan évolutif“.

Le bilan de Santé Publique France est précieux pour l’avocat du barreau de Paris. “Il nous permet d’établir le nombre de cas. On le sait, d’autres dossiers vont arriver“.   Au-delà des chiffres et du volet judiciaire, l’objectif est désormais bien plus grand aux yeux de l’avocat.

Nous souhaitons interpeller les pouvoirs publics. C’est une affaire d’une importance capitale pour le futur. Il faudra repenser le système des contrôles en France.

Richard Legrand, avocat

Selon lui, il s’agit de la santé de millions de consommateurs. Il en appelle à des mesures d’urgence pour assurer une meilleure sécurité alimentaire : “On est tous concernés par cette affaire“. L’avocat parisien en appelle également à une meilleure coopération de la marque Buitoni dans cette affaire. Il regrette un manque de transparence. “Il faut que la marque coopère et s’implique”.  

Pour l’heure, le parquet de Paris dit s’être officiellement saisi de 11 plaintes. D’autres sont d’ores et déjà à l’étude. Ces plaintes ont été déposées, essentiellement, pour “homicides involontaires“, “blessures involontaires” et “tromperie sur une marchandise“. Richard Legrand attend l’ouverture d’une information judiciaire. “On ne sait pas encore quand. On espère le plus vite possible“.                            

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