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Open d’Australie: Caroline Garcia rêve de suivre les traces d’Amélie Mauresmo

Même si Caroline Garcia n’a jamais dépassé les huitièmes de finale à Melbourne, la Française aborde ce Grand Chelem avec des ambitions déclarées. Après tout, dans la foulée de son sacre au Masters, Mauresmo avait triomphé à l’Open d’Australie 2006.

Jamais Caroline Garcia n’a abordé un tournoi Grand Chelem aussi bien positionnée. Ce statut de tête de série numéro 4 est le fruit d’un deuxième semestre 2022 absolument époustouflant marqué, notamment, par une demi-finale à l’US Open puis un titre majuscule au Masters de Forth Worth. Et si l’on se prend à rêver d’un sacre majeur pour la Lyonnaise, c’est aussi parce qu’Amélie Mauresmo, dans la foulée de sa victoire au tournoi des Maîtres à Los Angeles en 2005, avait enchaîné à Melbourne, emportant tout sur son passage, notamment Kim Clijsters et Justine Henin.

La prudence est de mise

Samedi, Caroline Garcia a pris la température des courts de Melbourne avant de livrer quelques impressions devant la presse. Elle sait qu’elle possède une belle pancarte dans le dos mais elle ne fanfaronne surtout pas. “Forcément, il y a toujours l’objectif en tête d’aller le plus loin possible, a-t-elle glissé. Le but, cette année, c’est de gagner un Grand Chelem. Mais d’abord il faut entamer la préparation sur le premier match, prendre les repères sur la surface”… un peu moins rapide qu’à Adelaïde où elle a chuté en quart de finale face à Belinda Bencic, futur gagnante de ce WTA 500.

Cette prudence s’explique. La Française garde en effet un très mauvais souvenir de son élimination au premier tour en 2022 face à la modeste américaine Hailey Baptiste, 165e à l’époque. Un an plus tard, la Lyonnaise affrontera une joueuse du même calibre, en l’occurrence la Canadienne Katherine Sebov, 191e mondiale et issue des qualifications.

Superstitieuse, Caroline Garcia ne veut pas se projeter plus loin. Elle s’est même empressée de stopper la conférence de presse pour prévenir qu’elle ne souhaitait pas qu’on évoque son tableau.

“Moi, je ne me suis jamais fait vomir”

En revanche, elle a bien voulu revenir sur ses crises de boulimie, conséquence de la dureté du circuit quand les résultats ne suivent pas. Une faille ou une fêlure abondamment commentée par la presse mondiale.

“Ce sont des sujets qui sont beaucoup traités ces derniers temps, note-t-elle. J’ai vu pas mal de truc passer là-dessus et je me suis sentie un peu moins confortable mais si je l’ai dit, c’est que je me suis sentie à l’aise. Je ne pensais vraiment pas que cela aurait une telle résonnance. C’est drôle le ‘’boom’’ que ça a fait derrière.”

Et de préciser: “Ce n’est pas littéralement de la boulimie parce que la boulimie, tu es censée te faire vomir derrière. Moi, je ne me suis jamais faite vomir. Il faut accepter ces crises. Le lendemain, tu regrettes, peut-être que tu ne vas manger qu’une fois dans la journée. Mais voilà, en dehors, il se passe beaucoup de choses, c’est compliqué…”

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Mais que Caroline Garcia s’ouvre autant, c’est sûrement une force. Peut-être même que ça renforce sa popularité. Que cela la rapproche du “peuple”. En tout cas, les organisateurs l’ont programmée mardi sur la Rod Laver Arena. Un avantage par rapport à une fille qui n’a encore jamais pris part à un tournoi du Grand Chelem.

Eric Salliot, à Melbourne

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