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Mort de Jean Panisse, acteur à la formidable faconde marseillaise

Le comédien, né dans la cité phocéenne en 1928, est décédé des suites du Covid-19 à 92 ans dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Il avait été découvert par Marcel Pagnol en 1952.

Il suffisait d’écouter son bel accent de Marseille pour penser que l’on se promenait sur la Canebière ou dans les garrigues de Provence. Jean Panisse, l’acteur qui incarnait un paysan tempétueux dans la version originale de Manon des Sources (1952) de Marcel Pagnol, est mort dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Il était âgé de 92 ans.

Selon nos confrères de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, le comédien marseillais est décédé dans la maison de retraite de la cité phocéenne où il résidait. Quelques jours auparavant, il avait été admis dans l’hôpital dirigé par le professeur Raoult, après avoir été testé positif au Covid-19.

La faconde, la bonhomie, l’humour, jusqu’à son patronyme qui rappelait la légendaire partie de cartes de Raimu et de ses amis au Bar de la Marine, tout chez Jean Panisse évoquait Marseille où il était né le 17 mars 1928.

Marseillais par excellence

Sa carrière commença précisément par un coup de maître. En 1952 Marcel Pagnol a l’heureuse idée de lui confier le rôle d’Eliacin, un paysan aussi haut en couleur qu’obstiné, qui «veut son eau parce qu’il l’a payée». La scène où il éructe de rage face à Raymond Pellegrin et Fernand Sardou, qui essaient de lui faire rendre raison, est un petit chef-d’œuvre de composition.

Désormais ce talentueux comédien deviendra un indispensable second rôle qui fera bénéficier de sa verve pas moins d’une cinquantaine de films. Dans Ne nous Fâchons pas (1966), Georges Lautner lui confia un truculent personnage de receleur de «flingues», que Jean Panisse encore une fois a su rendre inoubliable.

Plusieurs fois aussi, il a donné la réplique à Louis de Funès. Une première fois dans Le Gendarme de Saint-Tropez (1964), où il campe un restaurateur malchanceux et puis dans Sur un arbre perché (1971) dans lequel il endosse parfaitement l’habit d’un brigadier. Jean Panisse aura aussi joué deux fois au côté de Jean-Paul Belmondo: dans L’Homme de Rio en 1964 et bien sûr dans Borsalino de Jacques Deray, qui racontait l’histoire des deux grands voyous marseillais.

Mayrig d’Henri Verneuil en 1991 aura été son dernier film. Le scénario racontait l’arrivée et la vie d’une famille arménienne à Marseille. Marseille… la grande passion de Jean Panisse.

« Je veux mon eau» , la fameuse scène de Jean Panisse alias le paysan Eliacin dans Manon des Sources de Marcel Pagnol en 1952

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