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Mapotempo et Pulse Santé misent sur Couchbase pour leurs utilisateurs mobiles – LeMondeInformatique

Lors d’une matinée organisée par l’éditeur Couchbase, plusieurs clients français ont expliqué pourquoi ils avaient choisi cette base de données NoSQL et orientée documents pour leurs applications. Parmi eux, les éditeurs de logiciels métiers Mapotempo et Pulse Santé, qui ciblent tous deux d’importantes populations d’utilisateurs mobiles.

À l’occasion d’une matinée organisée à Paris le 29 juin 2022, l’éditeur de base de données NoSQL Couchbase a accueilli ses clients et partenaires pour échanger autour d’un fil rouge, la modernisation des applications. Après une intervention du consultant Louis Naugès et une présentation de Ravi Mayuram, vice-président de l’ingénierie et directeur technique de Couchbase, un panel de discussion animé par le journaliste David Abiker a réuni deux clients, Mapotempo et Pulse Santé. Venant de secteurs très différents, tous deux ont expliqué comment la base de données les aidait à se différencier, notamment en ciblant les besoins des professionnels sur le terrain.

En introduction de la matinée, Éric Delattre, directeur senior Europe du sud chez Couchbase, a rappelé que la vocation de la solution était de « gommer les irritants sur les applications transactionnelles, afin que la transformation digitale réussisse ». Le consultant et directeur de la stratégie de Wizi.io Louis Naugès lui a succédé, partageant quelques-uns de ses constats et convictions sur le futur des applications. « L’offre est très en avance sur la demande. On observe un décalage entre une technologie exponentielle et des organisations qui évoluent de façon logarithmique », a-t-il pointé. Ardent défenseur du cloud, il a notamment mentionné l’explosion des solutions en mode SaaS, le développement du modèle serverless sur les infrastructures et l’essor des database-as-a-service sur le volet des données.

Louis Naugès a ensuite proposé sept pistes de réflexion pour bâtir les futures applications, incitant notamment les entreprises à réfléchir sur les clients du système d’information. « 80 % des investissements ciblent les cols blancs, qui représentent 20 % des actifs. En revanche, les équipes de terrain sont souvent oubliées, alors qu’elles représentent jusqu’à 80 % des actifs dans le monde. » Il a également évoqué la gestion des données, qui sera selon lui au cœur de la performance des futures applications. Louis Naugès a aussi mentionné les enjeux de ressources humaines, estimant que tous les métiers seront amenés à changer dans les années qui viennent. « Plus on fait de l’informatique moderne et intelligente, mieux cela vaut pour la planète, car cela permet de faire mieux avec moins », affirme-t-il. Le meilleur levier pour réduire la consommation d’énergie est selon lui d’agir sur les usages, en privilégiant des applications basées sur des micro-services plutôt que de gros systèmes intégrés. Enfin, les trois autres sujets auxquels doivent réfléchir les entreprises, plus classiques, concernent le volet financier, la sécurité et la confidentialité des données.

Les données au cœur des applications modernes

Le CTO de Couchbase, Ravi Mayuram, a ensuite passé en revue les grandes évolutions technologiques qui s’annoncent : développement de la connectivité sans fil et de l’edge computing « intensif » grâce à la 5G et la 6G, équipements portables connectés (les « wearables »), intelligence artificielle et robotique, interfaces hommes-machines en réalité augmentée ou virtuelle, micro et nano-technologies et enfin informatique quantique. « La donnée est ce qui fait le lien, c’est le point commun de toutes les applications modernes ». Ces applications s’orientent de plus en plus vers le cloud et des architectures en micro-services. Toutefois, ces modèles sont freinés par l’étalement des données, qui augmente les risques d’incohérences et de sécurité, tout en entraînant une hausse des coûts. Pour répondre aux enjeux qui viennent, les bases de données devront donc répondre à plusieurs exigences : être flexibles, rapides, faciles à utiliser et économiquement abordables. « Le futur n’est pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons construire », a affirmé Ravi Mayuram.

Pour le panel de discussion, Simon Ruby, directeur général de Pulse Santé ainsi que David Meireles, directeur technique de la firme, étaient aux côtés de Fabien Girard, directeur technique et innovation de Mapotempo. Pulse Santé est une entreprise créée en 2019, qui propose une solution pour les professionnels impliqués dans le maintien à domicile des patients souffrant de problèmes de santé. L’offre inclut notamment une application mobile destinée aux équipes intervenant sur le terrain. Mapotempo, créée en 2012, fournit pour sa part une application de planification et d’optimisation des tournées généralistes, couvrant aussi bien la livraison de colis que la collecte des déchets ou les tournées de techniciens et commerciaux. La solution compte à la fois une application SaaS et une application mobile pour le suivi en temps réel des tournées.

Haute disponibilité sur les applications mobiles

Au moment où Pulse Santé a été créée, deux grands acteurs existaient déjà sur son marché. « Dans ce contexte, la technologie a été le moyen de nous démarquer. Nous avons beaucoup misé sur nos choix techniques, afin d’aller plus vite et de proposer rapidement le même catalogue de services », a expliqué Simon Ruby. « Notre priorité, c’était le terrain, de mettre entre les mains des infirmiers et infirmières une application mobile chiffrée », a poursuivi David Meireles. Le terrain était en effet un peu le parent pauvre des offres existantes, « alors même que la richesse des données provient des équipes en contact avec les patients », a souligné le CTO, partageant le constat de Louis Naugès. En remontant le fil avec cet objectif en tête, Pulse Santé s’est penché sur la partie serveur de sa solution. « C’est là que nous avons découvert Couchbase. Par la suite, nous avons décidé de l’utiliser sur l’ensemble de nos briques », a confié David Meireles.

De son côté, Mapotempo a choisi Couchbase il y a quatre ans, quand l’entreprise a voulu développer une application mobile complémentaire de son logiciel de planification web. « Aujourd’hui les utilisateurs sont habitués à ce que leurs services fonctionnent sans interruption, ils ne veulent plus patienter s’ils perdent le réseau. Nous nous sommes imposés de parvenir à ce haut niveau de standard, nous souhaitions donc une application offrant une haute disponibilité, capable de fonctionner en mode déconnecté ou avec une connexion intermittente », a indiqué Fabien Girard. Après avoir comparé plusieurs solutions, le besoin de synchronisation entre les données de l’application mobile et l’application SaaS a conduit l’éditeur vers Couchbase, dont la solution « cochait toutes les cases et nous affranchissait de nombreux problèmes », selon Fabien Girard. La base de données fournit notamment des outils pour gérer la mise à l’échelle ou la haute disponibilité, y compris sur la partie mobile.

Adoucir la bascule vers le NoSQL

L’évolutivité de la solution a également permis aux deux entreprises d’innover à leur rythme. « Nous avons commencé petit, car nous sommes le challenger », a relaté David Meireles. « Avec Couchbase, nous pouvons démarrer avec un cluster modeste et le faire croître en fonction de notre développement. Par ailleurs, les bases NoSQL représentent une rupture lorsqu’on est habitué aux applications transactionnelles. Couchbase adoucit la bascule, en permettant aux équipes de conserver certains réflexes, par exemple sur l’indexation », a souligné le CTO de Pulse Santé.

Si Mapotempo a commencé avec un déploiement en interne, l’éditeur envisage désormais le passage au cloud, afin de gagner du temps et de se refocaliser sur la valeur métier de ses applications. « Nous sommes arrivés sur un marché où les acteurs n’avaient pas encore pris le virage du SaaS. Nous devons innover au quotidien, toujours avoir un temps d’avance pour ne pas tomber dans le même piège », a confié Fabien Girard, qui compte notamment monter une direction de l’innovation et se tourner vers les architectures basées sur des micro-services. De son côté, Pulse Santé s’appuie sur le cloud public, en prenant en compte les contraintes liées à l’hébergement de données de santé. « Nous sommes éditeurs, l’hébergement n’est pas notre métier », a souligné David Meireles. Celui-ci confie également vouloir maintenir un périmètre fonctionnel qui puisse facilement être réécrit en 18 à 24 mois en cas de rupture technologique majeure.

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