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L’humain et la technologie : leur convergence comme levier de croissance – JDN

Le temps où la technologie en entreprise était l’apanage des seuls informaticiens est aujourd’hui révolu.

Le temps où la technologie en entreprise était l’apanage des seuls informaticiens est aujourd’hui révolu. Les métiers s’en sont emparé pour accroître leurs performances, tandis que les directions informatiques gardent leur domaine réservé au développement de l’infrastructure et à la sécurité numériques.

À l’instar de la période de grande mécanisation au début du XIXe siècle, la digitalisation, et plus spécifiquement l’automatisation, contribue à affranchir l’homme des tâches fastidieuses et ingrates afin qu’il libère son potentiel dans des missions à plus haute valeur ajoutée. Il ne s’agit toutefois et en aucun cas de « supprimer » l’humain, ni de tomber dans le piège de process infertiles, mais bien de favoriser l’épanouissement des forces vives en les faisant se sentir plus efficaces et plus impactantes. Elles peuvent ainsi se concentrer sur ce que les machines ne peuvent pas faire. Tout en réduisant les coûts, la technologie participe donc à une gestion globale plus vertueuse répondant aux enjeux du monde d’aujourd’hui et de demain.

Créer des personnels augmentés…

L’histoire nous montre, à travers le rôle des contrôleurs budgétaires, que pour pouvoir maximiser le temps consacré à l’analyse des données, il faut réduire celui à les collecter. Ce sont ce que les dispositifs d’automatisation permettent de faire. Mais aujourd’hui encore, certaines entreprises n’ont pas perçu tous les bénéfices de ces outils au service de l’intelligence humaine. Elles continuent à multiplier la saisie d’informations, source d’erreurs et chronophage, alors que le rythme de travail s’accélère. De fait, il ne reste plus de temps pour la réflexion et la prise de décision. Qui plus est, les données sont rapidement obsolètes, les actions menées vaines et coûteuses.

Au-delà de la question des tâches répétitives, ce sont les compétences de personnels qui sont concernées. Un usage équilibré et pleinement adapté au fonctionnement de l’entreprise associé à une démarche de co-construction leur permettra de mener leurs missions au mieux, de gagner en autonomie et de s’impliquer davantage. « L’accent doit donc aujourd’hui être mis sur l’adoption de technologies pour améliorer les compétences des collaborateurs dans un but commun. »[1], car « l’important n’est pas seulement de faire des technologies utiles et utilisables, mais plutôt de considérer qu’elles doivent augmenter les capacités humaines. »[2]

… Au service du futur

Le volume d’informations est tel aujourd’hui que pour faire parler ces dernières, des moyens pointus sont nécessaires : c’est là que le machine learning entre en scène. Ce domaine scientifique, sous-catégorie de l’intelligence artificielle, consiste à laisser des algorithmes découvrir des motifs récurrents ou patterns dans des ensembles de données (chiffres, mots, images, statistiques…).

Pour résumer, le Machine Learning apprend de manière autonome à effectuer une tâche ou à réaliser des prédictions à partir des éléments à disposition et va améliorer leurs performances au fil du temps en faveur notamment de l’expérience client.

Par ailleurs, en modélisant des scenarii, l’IA offre la possibilité d’anticiper les difficultés et par conséquent de prendre des décisions plus fines, plus rapidement. Elle aide ainsi les entreprises à s’adapter à toutes les nouvelles situations qui peuvent l’assaillir de manière concomitante (fermeture du marché chinois, guerre, inflation…). Également, elle va venir au secours de l’empreinte carbone et servir en cela la RSE. En constituant une base de connaissances quasi en temps réel, puis en les connectant, l’organisation peut établir un plan d’actions tout en y associant ses perspectives de croissance. Enfin, elle sera en mesure de communiquer sur sa capacité à atteindre les objectifs, comme elle le fait au niveau financier.

La technologie constitue un outil que toutes les entreprises doivent s’approprier, dans une juste mesure, pour valoriser les personnels et les aider à grandir. Elle demeure essentielle au progrès de l’économie numérique, en très forte augmentation, et bien que certains métiers soient remplacés par des machines, elle favorise la création de nouveaux emplois, offrant des perspectives de carrières aux jeunes générations ferventes consommatrices de digital.

[1] Source : L’humain et la technologie : le binôme gagnant – Forbes France

[2] Source : Approche symbiotique de la relation humain-technologie : perspectives pour l’ergonomie informatique | Cairn.info.

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