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L’Europe prend du retard sur l’Asie et les Etats-Unis dans l’innovation pour l’industrie 4.0 – Industrie 4.0 – L’Usine Nouvelle

Bonne nouvelle : l’innovation dans les briques technologiques à la base de l’industrie 4.0 – intelligence artificielle (IA), objets connectés, big data, 5G – s’accélère depuis 20 ans. Mauvaise nouvelle : à l’image de l’Europe, la France semble faiblir dans la course et perd du terrain face à l’Asie et aux Etats-Unis. Voila, pour résumer, les deux principaux constats tirés par l’Office européen des brevets (OEB) dans un rapport de 75 pages, publié jeudi 10 décembre, qui fait le point sur l’innovation pour la quatrième révolution industrielle.

Croissance rapide

Partout dans le monde, les technos numériques pour la récupération et l’analyse des données séduisent. Le secteur a regroupé plus de 10% des brevets déposés dans le monde en 2018, note l’OEB, qui a observé pour les besoins de son étude toutes les familles de brevets internationales (déposées dans au moins deux agences de brevets dans le monde) entre 2000 et 2018. 

Surtout, ces technos – objets connectés, 5G, IA et big data selon la sélection de l’OEB – connaissent une accélération rapide: 20% par an en moyenne entre 2010 et 2018. C’est cinq fois plus rapide que la moyenne des autres domaines technologiques sur la même période, notent les auteurs.

5G et IoT en tête

Malgré son titre, le rapport n’aborde que les technos numériques et ne couvre ni la robotique, ni l’impression 3D, qui sont pourtant des briques phares de l’industrie 4.0. Mais en se concentrant sur les technologies de communications pour le recueil, l’analyse et le traitement des données, dans les usines comme en dehors, l’OEB donne un bon aperçu des dynamiques entourant les briques phares pour la transformation numérique de la production.

Dans le détail, les technos de connectivité et de communication progressent très rapidement depuis 2010, grâce à l’arrivée de la 5G. De même, la gestion des données, depuis leur création jusqu’à l’analyse en passant par le traitement connaît elle aussi une vague d’intérêt depuis 10 ans. Préfigurant celle maintes fois prédite de l’internet des objets (IoT).

Si l’industrie profitera de ces tendances, elle ne concentre pourtant pas directement les regards. Du côté des domaines d’application des brevets déposés en 2018, l’industrie n’arrive qu’en cinquième place avec 4100 brevets déposés. Derrière la santé (4500), les services (5700), les véhicules (8000) et surtout les biens de consommation (10 400), qui regroupent jouets, vêtements et autres objets connectés.

La France et l’Europe moins dynamiques

Pour l’instant, l’Europe participe à la tendance, note l’OEB, mais le Vieux continent est “en perte de vitesse” dans la course mondiale. Sur le podium des brevets déposés entre 2000 et 2018 figurent d’abord les Etats-Unis, avec un tiers des brevets totaux, tandis que l’Europe fait jeu égal avec le Japon, avec un cinquième des brevets chacun.

 

 

Le classement illustre surtout la montée en puissance de l’Asie. Alors que les Etats-Unis connaissent une croissance annuelle moyenne de 18,5% depuis 2010, l’Europe pointe 3 points en dessous, à l’instar du Japon. A l’inverse, la Chine et la Corée du Sud ont connu des taux respectifs de 39 et 25% sur la même période !

Une performance portée par la concentration des centres mondiaux d’innovation les plus dynamiques hors du Vieux continent, notent les experts de l’OEB. Eindhoven, Londres, Paris ou Stockholm se retrouvant relégués dans le second tableau du top 20. 

 

 

Des atouts européens persistent

Même constat du côté du top 10 mondial des entreprises innovantes. Les coréens LG et Samsung trustent les premières places du podium tandis que l’Europe n’obtient que deux lauréats, Ericsson et Nokia. Pas de quoi s’affoler pour autant. Avec 6700 brevets en 2018, l’Europe n’est pas totalement hors jeu, portée par l’Allemagne (29% du total), puis par le Royaume-Uni (14,3%) et la France (12,5%), mais aussi par de nombreux petits pays d’Europe du Nord très dynamiques relativement à leur taille. 

En France, l’OEB distingue des forces dans les “technologies habilitantes”, telles que la sécurité, la protection des données ou les systèmes 3D, ainsi que dans les “applications” permises par l’échange de données en masse. Par exemple dans les véhicules ou les maisons intelligentes

 

 

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