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Les entreprises marocaines en Afrique en quête constante de relais de croissance et de marchés porteurs

Sur l’attirant continent africain, les entreprises marocaines n’ont jamais été aussi dominatrices. Et pour cause, la région est la première destination des investissements du Royaume à l’étranger. En  quatorze ans (2003 et 2017), les entreprises marocaines y ont investi 37 milliards de dirhams (plus de 3,8 milliards de dollars).

Le secteur privé du Royaume, investisseur incontournable, est incontestablement le plus important dans le Continent. Par ailleurs, alors que l’Afrique -premier Continent en termes de potentiel de développement- attire de plus en plus les investisseurs du monde entier, le facteur concurrence émerge. Toutefois, la présence locale des banques marocaines a considérablement contribué à la simplification de l’acte d’investir.

Aussi, la vocation africaine des entreprises marocaines va même devenir plus florissante avec l’entrée en vigueur de la (ZLECAF) Zone de libre-échange continentale africaine la plus grande du monde. Dès la levée des barrières douanières, c’est un marché de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut (PIB) total de 2 500 milliards de dollars qui s’ouvrira à nos entreprises. Sûr que la ZLECAF boostera le faible niveau d’échange entre Africains sur le continent. L’Afrique importe effectivement encore la majorité de ses produits de consommation. La mise en place d’industries locales par ses forces vives reste donc prioritaire.

Si l’on se fie aux chiffres du Conseil économique social et environnemental (CESE), la part des échanges au Maroc avec le reste du continent ne dépasse pas les 4%. Qu’à cela ne tienne ! Nos entreprises sont conscientes que les défis économiques et commerciaux ont un pré carré nommé Afrique. Le Continent, continue d’être en manque d’énormes besoins, contrairement aux autres comme l’Europe ou l’Amérique du Nord, désormais gavés en matière d’investissement. D’ailleurs, nos entreprises ne font que faire perdurer leur rôle précurseur en Afrique, notamment dans le domaine du développement des infrastructures socio-économiques de base et dans les secteurs de services.

Les banques ont été les locomotives de cette offensive africaine. Aujourd’hui on observe, une intense diversification des investissements marocains en cours à travers le reste de ce vaste et prometteur Continent. Résultat, la quasi-totalité des secteurs clés de l’économie est représentée : l’agrobusiness, le commerce, la distribution, les télécoms, les TIC, l’industrie, l’énergie, la santé, les BTP, etc…  Ce constat, le 4ème Baromètre du Développement International (BDI) de la société de Conseil en management et technologie indépendant BearingPoint, l’entérine volontiers et fait savoir qu’en majorité, les entreprises marocaines adoptent le même modèle économique pour prioriser leur développement sur le continent.

L’étude note également que les grandes entreprises marocaines implantées en Afrique continuent d’opérer selon les modèles classiques de détenteurs d’actifs ou de fournisseurs de services. L’analyse fait part des stratégies de développement de nos entreprises en Afrique, relevant toutefois que certaines entreprises marocaines développent de nouvelles initiatives, laissant présager l’adoption de modèles économiques nouveaux et complémentaires.

C’est notamment le cas des banques marocaines en Afrique et devant faire face au bouleversement du marché bancaire africain depuis la révolution numérique, l’explosion du paiement mobile et l’émergence de FinTech continentales, poursuit le baromètre publié sous le titre « Quels modèles économiques et modes opératoires pour l’implantation des entreprises marocaines en Afrique? ».

Quelques entreprises commencent à développer des initiatives innovantes en termes d’hybridation, qui est considérée comme un vecteur de croissance par ces entreprises, d’après la même source. Ainsi, selon l’étude plus de la moitié (54%) des professionnels d’entreprises marocaines réfléchit à faire évoluer le modèle économique des entreprises vers un modèle complémentaire ou hybride afin de générer plus de croissance. Elles prendront en compte évidemment des spécificités locales, ou en entamant une refonte plus profonde de leur modèle économique.

Dans le détail, l’enquête révèle que 36% des répondants ambitionnent de développer un nouveau modèle économique complétant les activités cœur de métier et 18% pensent à changer de modèle économique pour leur développement sur le continent, contre 46% des entreprises marocaines du panel qui ne prévoient pas d’évolution de leur modèle économique en Afrique.

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