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Les confessions de Simona Halep – L’Équipe.fr

L’exercice est ardu. Faire comprendre aux autres ce que peut ressentir un joueur ou une joueuse de tennis sur un court. La Roumaine Simona Halep a tenté l’exercice dans une interview publiée sur ses réseaux sociaux et menée par un de ses partenaires. Elle y raconte les montagnes russes qu’elle affronte parfois au cours d’une même rencontre et l’équilibre délicat qu’il faut trouver pour se sentir en confiance.

« Beaucoup de pensées me traversent l’esprit pendant un match, raconte-t-elle. Il y a tellement de choses qui se passent que vous ne pouvez pas les analyser après coup. Des milliers de pensées totalement étranges. Soudainement, vous vous mettez en colère. Aussi soudainement, vous devenez paisible. Et tout aussi soudainement, vous prenez confiance en vous. Un seul point, un seul coup peut changer l’humeur du joueur. »

« Il y a une frontière très fine entre le positif et le négatif et, si vous tombez dans le négatif, vous tombez vraiment »

Simona Halep

Du « septième ciel » après un point crucial remporté au fond du seau après une balle manquée, il n’y a qu’un pas. « Il y a une frontière très fine entre le positif et le négatif, explique-t-elle. Et si vous tombez dans le négatif, vous tombez vraiment. » Alors forcément, Halep n’affronte pas seulement son adversaire quand elle rentre sur un court : « Je me bats aussi contre mes propres humeurs, mon état mental et parfois mes émotions. »

« En querelle contre moi-même », imagine-t-elle avec humour. Et quelques fois en délicatesse avec son corps. Elle raconte cette anecdote, quand, à 17 ans, les médecins qui traitent son hernie discale lui expliquent qu’elle est la plus jeune patiente avec un tel problème. Depuis, ces soucis au dos n’ont jamais vraiment lâché la joueuse qui fait des exercices quotidiens pour se renforcer.

Halep, une travailleuse acharnée

« Je me rappelle de Nadal disant : ”Si ça ne fait pas mal, c’est que quelque chose ne va pas.” », résume-t-elle avant d’ajouter : « On est toujours dans une sorte de douleur. C’est difficile parce que la douleur va directement au cerveau. » Et dans le cerveau de Simona Halep, il y a un sacré condensé d’émotions, d’interrogations, de doutes et une bonne dose d’exigence. Elle se décrit comme un bourreau de travail tout en ne cachant pas son peu de goût pour certains exercices physiques (le footing, très peu pour elle).

À l’entraînement, la vainqueure de Roland-Garros en 2018 ne se laisse rien passer. Même si elle a appris à relâcher un peu la pression avec son entraîneur australien Darren Cahill. « Ses blagues me détendent beaucoup. Je n’avais pas l’habitude de plaisanter. Avant lui, je pensais que si j’étais en train de travailler sur le court, je devais être inaccessible à tout le monde. Depuis qu’il a rejoint l’équipe, ses blagues, ses photos Instagram et tout ça, ça m’a aidé à m’ouvrir. »

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