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Le Regroupement québécois de la danse (RQD) lance la campagne Pense danse – Le Devoir

Seulement 7 % des Québécois ont assisté à un spectacle de danse entre 2019 et 2021. Afin de remédier à cette maigre fréquentation, le Regroupement québécois de la danse (RQD) a mis sur pied Pense danse, une plateforme et une campagne de sensibilisation qui visent à valoriser la danse pour qu’elle devienne un réflexe.

Bien que la reprise de la fréquentation des arts de la scène soit positive, la danse affiche le taux de fréquentation le plus bas comparativement au théâtre (19 %), à l’humour (49 %) ou à la musique (61 %), selon un sondage Léger effectué en avril 2022. C’est pour regagner le public québécois que le RQD a décidé de créer une initiative, soutenue par la politique provinciale de relance.

Ainsi, dans la dernière année, les équipes ont pensé à une plateforme, gratuite et accessible à tous, pour mettre en avant la danse, et ce, sous toutes ses formes. « L’idée, c’est d’avoir un seul endroit où on peut trouver quelque chose à faire en danse. C’est un lieu central qui permet de trouver des cours de danse, des salles de spectacle, des films de danse… Mais aussi de se former à la danse si on veut devenir professionnel ou l’apprendre pour le plaisir », explique Nadine Medawar, directrice générale du RQD depuis l’an dernier.

La campagne, qui devrait durer de 6 à 8 mois, vise les 24 à 64 ans déjà consommateurs de culture. Le RQD espère aussi initier les familles à l’art de la danse.

« Les chiffres montrent que les gens sont prêts à payer pour la danse, mais ils ne sont pas au courant de ce qui se passe, alors on est là pour leur faire découvrir toutes les possibilités qui s’offrent à eux », ajoute-t-elle.

Parallèlement à la plateforme Web, Pense danse est aussi une campagne publicitaire qui s’affiche partout dans la province.

Pour la danse, par la danse

 

Le secteur de la danse emploierait plus de 2000 personnes, chorégraphes, interprètes et artisans confondus. Ce sont eux que la campagne Pense danse souhaite faire connaître. « Le tiers du budget a été pour payer nos artistes, organismes et travailleurs culturels, assurer une employabilité, offrir des cachets », détaille Nadine Medawar.

Pour la campagne publicitaire, le RQD a fait appel à des danseurs professionnels, choisi par un groupe de commissaires. « On fait ça pour la danse, par la danse », ajoute-t-elle. Ainsi, 8 styles différents, et 12 ambassadeurs et ambassadrices ont été choisis pour illustrer Pense danse. « C’était important de démontrer la variété dans la danse, oui, dans les différentes techniques, mais aussi d’avoir une diversité corporelle, régionale et sociodémographique, confie-t-elle. C’est aussi pour appuyer le fait que la danse est pour tout le monde. »

Dans une deuxième phase, le RQD vise à mettre en avant des personnalités connues en danse. « On veut montrer aussi à quoi ressemble le quotidien d’un danseur professionnel pour démontrer l’accessibilité de la profession partout dans la province. On veut aussi faire connaître les grands noms du secteur au public, qui souvent connaît moins bien nos artistes », dit-elle.

Selon Nadine Medawar, la danse devrait faire partie de la « fierté québécoise ». « Montréal et le Québec sont très connus pour la danse à travers le monde. Beaucoup de compagnies s’exportent et réussissent à l’international, raconte-t-elle. Mais les Québécois eux-mêmes sont rarement au courant, et c’est dommage. »

En danse, comme dans le reste du secteur culturel, on estime qu’il faudra encore de trois à cinq ans pour retrouver le même niveau de fréquentation que celui d’avant la pandémie.

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