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Le Matin – Une édition virtuelle dédiée au thème «Maroc et Amérique latine : cinéma, mémoire et histoire en temps de pandémie» – LE MATiN

Tout comme plusieurs activités artistiques et culturelles qui ont tenu à défier la pandémie de Covid-19, le Festival international de cinéma et mémoire commune de Nador (FICMEC) prévoit d’organiser sa neuvième édition, du 14 au 19 décembre, avec une sélection de 21 films dans la compétition longs métrages de fiction, courts métrages et documentaires qui seront projetés sur la plateforme Festhome.

Tout en respectant les mesures sanitaires contre la propagation du virus, les organisateurs proposent une édition digitale sous l’intitulé : «Maroc et Amérique latine: cinéma, mémoire et histoire en temps de pandémie» qui rendra un fervent hommage au corps médical qui lutte jour et nuit contre la pandémie de Covid-19. Le reste des activités programmées, telles que les master class, les tables rondes et les cours de cinéma porteront, également, sur le sujet de cette édition. C’est toujours dans le même esprit et la volonté de mener un débat fructueux autour des valeurs partagées par les citoyens des différents pays que le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix (CMCDP) continue de faire rayonner ce festival afin d’établir des relations d’échange et de dialogue entre les cinéastes de ces pays. D’où l’ampleur qu’a pris cet événement, qui a fait du chemin depuis sa création, grâce aux thématiques abordées chaque année et auxquelles participent de nombreux intellectuels et défenseurs des droits de l’Homme.
C’est d’ailleurs l’objectif du festival, comme le souligne l’historien Abdeslam Bouteyeb, directeur exécutif du Prix international mémoire pour la démocratie et la paix et directeur du festival. «Le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix est conscient de l’importance et de l’utilité du travail sur la mémoire pour renforcer la démocratie et la paix. Nous sommes convaincus que la consolidation des valeurs humaines, dans leur dimension universelle, contribue à atténuer l’impact des problématiques relatives à la mémoire collective et commune, d’où sa défense du principe de coexistence entre les peuples, les cultures et les individus, tout en prônant la réduction des écarts d’ordre religieux, linguistique et identitaire et en préconisant la résolution des différends par le recours au dialogue, à la communication et à l’interaction».
De ce fait, le dévouement de ce festival pour rétablir ce dialogue lui a permis d’attirer un large public aussi bien sur la scène nationale qu’internationale et faire de chacune de ses éditions un voyage cinématographique pour le plus grand plaisir des cinéphiles et des professionnels du secteur. En dédiant la thématique de cette année au «Maroc et Amérique latine : cinéma, mémoire et histoire en période de pandémie», cet événement cinématographique continue son odyssée, à travers son engagement dans la défense des droits de l’Homme, en abordant le passé, le présent et le futur de deux continents durement touchés par la pandémie de Covid-19.
D’après le communiqué du Festival, les organisateurs ont sélectionné plus d’une vingtaine de productions cinématographiques qui seront diffusées via la plateforme Festhome, dans les trois catégories : documentaires, longs métrages de fiction et courts métrages. «Le cinéma latino-américain sera très présent dans la catégorie fiction avec six films des sept productions en compétition officielle. Le Maroc sera représenté cette année par le film «La Mora» de Mohamed Ismael. Il y aura aussi quatre documentaires américains et deux coproductions européennes et latino-américaines. Pour les courts métrages, il y a trois Marocains, trois Européens, un Brésilien et un des Émirats arabes unis», indique le communiqué.
Les jurys des trois catégories sont composés de 21 personnalités connues du cinéma international, principalement marocaines, européennes et latino-américaines, avec une présence majoritaire de cinéastes femmes, douze au total, respectant ainsi pleinement la parité hommes-femmes. Tout comme dans ses éditions précédentes, le Festival du film de Nador reste fidèle à sa tradition d’organiser des  débats académiques sur la culture, la migration et les droits de l’Homme.
Selon son directeur, Abdeslam Bouteyeb, «le festival donne au public la possibilité de participer, par le biais de la même plateforme en ligne de Festhome, aux activités proposées et de suivre en direct la master class dirigée par le célèbre réalisateur vénézuélien Atahualpa Lichy, directeur artistique de cette neuvième édition. Ce master class sera  animé par le critique de cinéma marocain Omar Belkhemmar. Il y aura également deux tables rondes intéressantes réunissant des cinéastes et diplomates d’Amérique latine et du Maroc sur le thème “Le cinéma au Maroc et en Amérique latine en période de pandémie” et “Histoire et mémoire entre l’Amérique latine et le Maroc : regards croisés”. De même, des cours de cinéma seront donnés par un philosophe et deux cinéastes du Maroc et de l’Irak».
Pour une meilleure diffusion et une large promotion, cette édition a eu le privilège d’être soutenue par le Centre cinématographique marocain, l’Université Mohammed Premier d’Oujda, la Faculté pluridisciplinaire de Nador, l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma de Rabat, l’UNAM du Mexique, la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée de Séville et l’Institut Cervantès de Fès. Et ce pour favoriser la diffusion des différentes activités  du festival et faciliter l’accès du public à la page Web du festival :  http://festivalcinemanador.com. 

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