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L’Argentine se dote encore d’un nouveau ministre de l’économie – Le Monde

Le nouveau ministre argentin de l’économie, Sergio Massa, lors d’une conférence de presse à Buenos Aires, le 3 août 2022.

Un mois, trois ministres. Sergio Massa, jusqu’alors président de la Chambre des députés, a officiellement pris les rênes du ministère de l’économie, mercredi 3 août, avant d’annoncer ses premières mesures. Sa nomination est censée mettre fin à une période de grande instabilité politique, symptôme de la crise qui habite la coalition de centre gauche, au pouvoir depuis décembre 2019.

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Ce membre du parti présidentiel, Frente de Todos (Front de tous), succède en effet à Silvina Batakis, nommée le 3 juillet. Cette dernière devait exprimer la pensée la plus à gauche de la coalition, incarnée par la vice-présidente Cristina Fernandez de Kirchner. Vingt-cinq jours plus tard, elle annonçait quitter le poste, alors que le peso continuait de dévisser sur le marché parallèle des devises. L’économiste prenait elle-même la suite de Martin Guzman, disciple du Prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz, artisan de la restructuration de l’insoutenable dette argentine avec les créanciers privés et, surtout, le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier volet porte sur 45 milliards de dollars (plus de 44 milliards d’euros) et implique une série d’engagements, notamment en matière de discipline budgétaire. M. Guzman avait présenté sa démission le 2 juillet.

Symboliquement, le nouveau ministre de l’économie a démarré la présentation de ses mesures, le 3 août, par la promesse ferme de respecter l’objectif de 2,5 % de déficit budgétaire, établi avec le FMI. « Nous allons procéder à toutes les corrections nécessaires pour tenir notre parole », a assuré Sergio Massa. A la tête d’un portefeuille élargi, englobant les très stratégiques maroquins du développement productif ainsi que de l’agriculture et de l’élevage, ce qui lui confère davantage de pouvoir, M. Massa a rapidement été qualifié de « superministre » par les médias argentins. Le signe, aussi, de l’affaissement continu du président, Alberto Fernandez. « Je ne suis pas un super quoi que ce soit, ni un magicien, ni un sauveur », a cependant déclaré Sergio Massa, un avocat de 50 ans à la longue trajectoire politique.

« Remise en ordre » des aides sociales

« C’est un pragmatique qu’on peut définir comme étant au centre de l’échiquier politique. Il bénéficie de relations aussi bien avec l’establishment local qu’à l’échelle internationale, notamment aux Etats-Unis », relève Diego Martinez Burzaco, directeur de recherche au sein de la société d’investissement Inviu. « Ses premières annonces vont dans le bon sens, même si ce sont plus des intentions que des mesures concrètes », poursuit l’économiste.

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