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La musique comme acteur du monde

Le propos. La musique adoucirait-elle vraiment les moeurs ? Sans répondre directement à cette question, le dernier numéro de la revue « Gradhiva » évoque des expériences et des personnalités qui, directement ou de biais, ont tenté d’oeuvrer à l’apaisement du monde. Les actions – remarquées – des célèbres Bono, Daniel Barenboïm, Yehudi Menuhin ou encore Mstislav Rostropovitch sont évidemment analysées. D’autres, bien moins connues, le sont aussi qui, sans être pacificatrices, ont en tout cas joué un rôle. Ainsi du « Plan Nacional de Música para la Convivencia » des années 2000 en Colombie. Les analyses présentées n’occultent pas le fait que certains pouvoirs ont, à l’inverse, utilisé la musique pour de « terribles projets ».

La revue. Dédiée à l’étude scientifique des arts, la revue « Gradhiva », publiée par le musée du Quai Branly, est ouverte à plusieurs disciplines : ethnologie, histoire de l’art, histoire, sociologie, études littéraires et musicologiques.

La citation. « Ce que je célébrais, ce jour de novembre 1989, c’était la réunification des deux parties de ma vie dont le Mur odieux symbolisait la déchirure. D’un côté de la Muraille se trouvaient mon passé, mon pays, mes racines ; de l’autre côté, mon exil, mon travail, mon avenir. Deux pans de vie cloisonnés, hermétiques, que j’avais cru ne jamais pouvoir réunir et qui me donnaient le sentiment d’être amputé, incomplet », Mstislav Rostropovitch.

« L’Idéal du musicien et l’âpreté du monde », Gradhiva, no 31, septembre 2020, 20 euros.

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