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Hakim el-Karoui: «Un crash test politique pour le président»

VIDÉO – Invité du «Talk-Le Figaro», l’ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon dénonce la lourdeur de l’appareil d’État et d’une décentralisation totalement inexistante dans la campagne de vaccination.

«La pression externe est immense, c’est donc absolument intenable pour le gouvernement», a estimé Hakim el-Karoui sur le plateau du «Talk Le Figaro», mardi. Les critiques fusent, la campagne de vaccination en France ne décolle pas alors que d’autres pays creusent l’écart. Or l’exécutif et la machine administrative ont oublié une chose, assure l’ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin, «c’est qu’ils ne vivent pas isolés, seuls dans le monde».

Même s’il y a de bonnes raisons de vouloir aller lentement, «y compris pour rassurer les “antivax”, parce qu’on veut commencer par les Ehpad ou parce qu’on veut du consentement etc.», la pression externe est telle que le gouvernement ne pourra pas tenir bien longtemps. Selon l’essayiste, «la machine à comparer est en marche depuis le début, on l’a vu sur les masques, les tests, l’isolement, elle continue sur la vaccination».

Pour el-Karoui, «c’est une erreur de stratégie de ne pas comprendre qu’on est dans un monde connecté et que par ailleurs il y a une demande de vaccin qui est infiniment plus importante que les protestations sur les réseaux sociaux des complotistes de tous ordres». Depuis de début de la crise, «le gouvernement n’a pas vu le benchmark qui est mondial »,analyse-t-il. Citant «le résultat incroyable d’Israël» et celui de la Grande-Bretagne, «comment pouvons-nous être à 500 alors qu’ils sont à un million?», s’interroge-t-il, jugeant que le différentiel implique indubitablement un changement de stratégie vaccinale et une accélération.

Si la France est à la traîne, c’est en grande partie à cause de la lourdeur de l’appareil d’État et d’une décentralisation totalement inexistante, estime el-Karoui. Il évoque «une sorte de réflexe reptilien de l’État» consistant à centraliser, quitte à surestimer ses capacités. Résultat, «on ne sait pas acheter des masques, tracer, faire appel aux professionnels libéraux. La machine se grippe», explique l’ex-conseiller.

Rappelant le discours réformateur du président sur le fonctionnement de l’État dès son arrivée, «là, on est un peu dans le crash test politique et opérationnel pour Emmanuel Macron», dit-il, plaidant pour plus de stratégie et de «planification».

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