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Aux Etats-Unis, l’épidémie de Covid-19 ne cesse de s’amplifier

Comme si de rien n’était, le président des Etats-Unis Donald Trump a lancé ses invitations pour une vingtaine de réceptions de fin d’année à la Maison Blanche. Son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a fait de même auprès de 900 personnes conviées à des soirées, en intérieur, au cours du mois de décembre. Des pratiques en flagrante contradiction avec les rappels inquiets des autorités de santé à la vigilance, alors que la troisième vague de la pandémie due au Covid-19 ne cesse de s’amplifier aux Etats-Unis et semble hors de contrôle.

Amorcée au début de l’automne, alors que le rebond observé durant l’été n’avait pas été maîtrisé, elle s’est amplifiée depuis un mois, au point d’affoler tous les compteurs.

Jeudi 3 décembre a marqué un nouveau palier avec plus de 100 000 malades hospitalisés, dont 29 000 en soins intensifs. Plus de 210 000 nouveaux cas ont été enregistrés, un chiffre inédit depuis le début de la pandémie, et le nombre de morts quotidiens a connu un nouveau pic : avec quelque 3 000 décès, cette journée a surpassé les pires périodes de la première vague, en avril. Et la journée de vendredi a battu de nouveaux records de contaminations. Au total, les Etats-Unis comptent près de 280 000 victimes du Covid-19.

Lire aussi Covid-19 : nouvelle flambée aux Etats-Unis, le monde se prépare à vacciner

Cette nouvelle flambée intervient une semaine après les rassemblements familiaux de Thanksgiving : à cette occasion, en dépit des recommandations des centres pour le contrôle et la prévention des maladies, l’agence fédérale de santé publique (CDC), des millions d’Américains se sont déplacés à travers le pays, provoquant dans les aéroports une activité inédite depuis le début de la pandémie. Les responsables sanitaires mettent en garde contre de tels comportements lors des vacances de Noël, alors que « 90 % des hôpitaux sont désormais en zone rouge », selon Robert Redfield, le directeur des CDC.

Très sombres perspectives

Quasiment évincé du débat public par le président sortant Donald Trump, qui dès les premiers mois de la pandémie le jugeait trop alarmiste, M. Redfield a livré mercredi de très sombres perspectives sur l’évolution de la maladie dans les prochains mois. « Décembre, janvier et février vont être très durs. Cela va être la période la plus difficile de l’histoire de notre pays en termes de santé publique ». Son agence, dont le crédit a été entamé par les critiques présidentielles, a recommandé, vendredi, aux Américains de porter le masque dans tous les lieux hors de leur domicile.

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