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Au Théâtre des Champs-Élysées, un festival pour promouvoir les jeunes talents – Journal La Croix

Depuis le printemps 2020, une multitude de projets artistiques, tout particulièrement dans le secteur du spectacle vivant, a été stoppée net, laissant leurs créateurs et interprètes dans le désarroi. L’année qui vient se présente encore sous un jour bien incertain, en particulier pour les jeunes artistes qui se lancent dans la carrière.

« Le soutien à ces talents en devenir est inscrit au cœur de notre politique de mécénat, explique Sylvie Roger, directrice du mécénat à la Caisse des Dépôts. Nous avons donc imaginé comment leur ouvrir une porte en cette période troublée où se joue peut-être leur avenir. »

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Et quelle plus belle « vitrine » que la scène du Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, là où fut créé, lors d’une soirée houleuse de mai 1913, le révolutionnaire Sacre du Printemps d’Igor Stravinski chorégraphié par Vaslav Nijinski ? Diffusés gratuitement sur la web TV du Théâtre et les réseaux sociaux de la Caisse des Dépôts, six programmes d’une heure sont enregistrés entre début décembre et début janvier, confiés à trois ensembles musicaux puis trois compagnies de danse. De Monteverdi jusqu’à Ravel et de la tradition néoclassique (revisitée) à la breakdance, les styles se croisent et se répondent, d’hier à aujourd’hui.

Lettres amoureuses et cuivres flamboyants

Premiers invités de ce festival numérique, l’Ensemble Jupiter et la mezzo-soprano Lea Desandre nous envoient quelques Lettres amoureuses baroques. Capté le samedi 5 décembre, le spectacle tout d’intimité et de sensibilité est disponible en ligne à compter du mardi 8 décembre à 10 heures. Autour du luthiste Thomas Dunford, les jeunes instrumentistes et chanteurs de Jupiter ont connu un beau succès avec leur premier album Vivaldi sorti en 2019. Les voici ambassadeurs des frémissements amoureux mis en musique par Monteverdi, Frescobaldi, Merula ou Haendel.

Dimanche 6 décembre, le Local Brass Quintet a, à son tour, investi le Théâtre des Champs-Élysées, déployant une ambiance sonore bien différente, à partager en ligne à partir du lundi 14 décembre (également à 10 heures). Ce quintette de cuivres formé en 2015 explore le répertoire, tout en suscitant des créations pour leur flamboyante formation. Ainsi, au côté d’arrangements de pages de Ravel et Debussy par Gabriel Philippot (membre du quintette), leur « session » permettra de découvrir une partition signée Jean-Claude Gengembre dont le titre évoque de riches et poétiques aventures musicales : Souffle du ciel sur l’acier (2019).

Suivra, pour clore le triptyque musical de ce nouveau festival, le magnifique Ensemble Correspondances de Sébastien Daucé dans un Gala Lully qui, à l’approche des fêtes de fin d’année, promet son lot de noblesse, de solennité et de brillant.

Chorégraphies métissées en prise sur la société

La danse prendra le relais de la musique à compter du 17 décembre pour trois rendez-vous résolument contemporains jusqu’au début janvier. Pour ouvrir le ban, Be girl de l’artiste breakeuse Valentine Nagata (diffusée dès cette date sur la plateforme culturelle de France Télévisions) puise aux quatre coins du monde des rythmes et des pulsations qui magnifient la figure féminine, dans son énergie et son désir de liberté.

Elle sera suivie par deux autres créateurs avides de façonner, à leur image, une danse hybride et originale, ancrée dans la société contemporaine avec ses contradictions, ses aspirations, sa révolte aussi. The Falling Stardust par Amala Dianor et Résister de Tarek Aït Meddour complètent ainsi le volet chorégraphique du festival des jeunes talents.

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