« C’était un lion, Bernard » Giraudeau, témoigne l’actrice Anny Duperey qui partagea longtemps la vie du comédien, réalisateur et écrivain disparu ce matin à 7 heures.
Ce cancer qui lui est arrivé voilà une dizaine d’années maintenant, il s’en est servi pour faire vraiment une ouverture aux autres, une ouverture vers la douceur, vers la tendresse, d’une manière extraordinaire », a déclaré Anny Duperey dans un entretien à RTL, diffusé sur le site internet de la radio.
« Il l’avait dit quelques fois, que cette maladie lui avait ouvert les yeux », a-t-elle poursuivi. Celle qui fut sa compagne pendant 18 ans et la mère de ses deux enfants avait rencontré Bernard Giraudeau sur les planches en partageant avec lui, à 30 ans, l’affiche de « La guerre de Troie n’aura pas lieu » de Jean Giraudoux. « Je jouais Hélène de Troie et il jouait Pâris, c’était un peu prédestiné », a-t-elle plaisanté, ajoutant : « c’est vrai qu’on avait cette passion commune qui était le théâtre ».
« Je crois qu’il aurait aimé remonter sur scène. Il avait commencé à créer Richard III et il a eu une recrudescence de cancer, il a été obligé d’arrêter », a rapporté l’actrice. « Je pense que s’il y a un regret à avoir sur sa carrière, c’est qu’il aurait pu, à l’âge qu’il avait, au théâtre, donner son meilleur dans des grands rôles qu’il n’a pas eu le temps de jouer », a estimé Anny Duperey. « C’étaient des grands rôles comme ça qui étaient à sa mesure, des rôles de lion. C’était un lion, Bernard, voilà », a-t-elle conclu.
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