Francesca Schiavone a remporté la finale dames de Roland-Garros 2010.

Posted by on juin 6th, 2010 and filed under La une, Tennis. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Tête de série n°17 avant le tournoi, a remporté ce samedi la finale dames -Garros 2010. Pas favorite avant la rencontre, la joueuse italienne a pris le meilleur sur l’Australienne en deux manches (6-4, 7-6). A bientôt trente ans, elle s’offre ainsi son premier titre en Grand Chelem.

Jamais depuis le sacre d’ en 1976 le tennis n’avait été à pareille fête à Roland-Garros. Francesca Schiavone a fait sensation ce samedi en remportant les Internationaux de France 2010 – une consécration majeure inédite pour une joueuse transalpine. Le point d’orgue d’une carrière débutée en 1998 et sans grand coup d’éclat jusqu’à ce jour. Une performance historique signée au détriment d’une Samantha Stosur qui avait réussi le tour de force de sortir précédemment trois patronnes du circuit féminin, passées ou actuelle, les , Serena Williams et .

En terme d’expérience, les deux joueuses partaient de la même ligne de fond de court sur l’ocre du Chatrier, elles qui n’étaient jamais parvenues aussi loin en Grand Chelem jusqu’alors dans leur carrière. La première finale de novices à Roland-Garros depuis 2004 et le choc 100% russe qui avait vu décrocher la timbale aux dépens d’Elena Dementieva. Pourtant, il n’était pas question de round d’observation entre Stosur et Schiavone. Le service sûr, l’Australienne s’offrait d’abord deux jeux blancs sur sa mise en jeu, imitée la seconde fois par son adversaire, tout aussi à l’aise à l’engagement (2-2).

Passés quatre jeux plus accrochés, à 4-4, la joueuse de Brisbane perdait néanmoins sa lucidité, se rendant alors coupable de fautes grossières, au filet notamment. Créditée à cet instant de trois balles de break, l’Italienne laissait échapper ses deux premières opportunités de faire la course en tête, pas la troisième. D’une double faute, Stosur ouvrait la voie royale à Schiavone, laquelle ne se faisait pas prier pour empocher la première manche dans la foulée, sur sa deuxième balle de set (6-4). La conséquence d’un premier acte stratégiquement maîtrisé par la Milanaise, non sans la fébrilité d’une Australienne lestée par de trop nombreuses fautes directes (15).

Dans la légende de Roland-Garros

Manifestement décomplexée dans cette finale, l’Italienne ne changeait pas son fusil d’épaule à l’amorce du deuxième set. Toujours aussi agressive, Schiavone s’octroyait deux nouvelles balles de break sur les deux premiers jeux de service de Stosur. Sans toutefois les convertir. Mal lui en prenait puisque la n°7 mondiale retrouvait alors le jeu qui lui avait valu l’étiquette de favorite pour cette confrontation. A 2-1, Stosur prenait ainsi le service adverse pour la première fois du match, avant de confirmer son avantage sur sa mise en jeu (4-1).

Seulement, rattrapée par le doute, le bras droit de nouveau tremblant, l’Australienne retombait dans ses travers et ses approximations, sans que l’Italienne n’en soit cette fois la raison. Trois jeux plus tard, cette dernière recollait au score (4-4), et s’entêtait jusqu’au tie break. Joué à couteaux tirés, ce jeu décisif laissait la part belle au suspense quatre points durant. Pas davantage. A 2-2, Schiavone haussait le ton et trouvait la faille sur chacune de ses cinq tentatives suivantes pour toucher terre, dans le bon sens du terme…

Ecartée sans ménagement par Stosur dès le premier tour ici même l’an passé, la Milanaise tenait là une revanche éclatante, et entrait dans la légende de Roland-Garros à plus d’un titre. Alors qu’elle soufflera ses 30 bougies dans moins de trois semaines, elle devient la joueuse la plus âgée de l’histoire à ouvrir son palmarès en Grand Chelem, derrière la Britannique Ann Jones, sacrée en 1969 à Wimbledon. N°17 mondiale à son arrivée à Paris (elle sera n°6, juste devant Stosur, lundi), Francesca Schiavone rejoint également la Britannique Sue Barker (1976), la Roumaine Virginia Ruzici (1978) et la Belge Justine Henin (2005) dans le cercle très fermé des lauréates des Internationaux de France exclues du Top 10 mondial en début de quinzaine. Cela méritait bien un petit baiser terreux…

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