CGI : Le business plan revu à la hausse

Posted by on août 23rd, 2010 and filed under Economie. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

C’est un post introduction en Bourse qu’a présenté cette semaine la CGI. Sur quelles bases ses prévisions ont-elles été revues à la hausse ?

Le dernier business plan de la CGI, filiale immobilière de CDG Développement, ne remonte pas à loin. Il avait été présenté par la CGI à l’occasion de son introduction en Bourse, en août 2007. Il devait couvrir la période 2007-2011.

Qu’est ce qui fait donc que la CGI présente, une année plus tard, un nouveau business plan (BP) 2008-2013 dont la principale caractéristique est qu’il revoit tous ses objectifs à la hausse ? Et puis, l’optimisme de ces nouvelles prévisions est-il bien fondé ?

Ce sont les questions auxquelles Mohamed Ouanaya, Président du Directoire de la CGI et tous les autres membres du Directoire – dont Abdeslam Boumehdi (pôle finances), Najib Arhila (pôle logement) – sont venus répondre, ce vendredi 28 novembre, au siège de la Bourse, un parterre de journalistes et d’ les y attendant.

Pour le management de la CGI, le constat de base est que la CGI de l’IPO (Initial Public Offering, traduction de l’introduction en Bourse) n’est pas la CGI post-IPO.

La réserve foncière a été confortée par 1 386 hectares additionnels, portant la réserve totale à 3 663 hectares.

Les nouveaux projets structurants se sont accompagnés d’une progression du portefeuille d’investissement dont le cumul atteint 62,2 milliards de DH pour la période du BP actualisé (2008-2013).

L’élargissement du produit CGI vers les segments de l’entreprise et du et économique s’est accéléré, notamment avec l’ de Dyar Al Mansour (pour le deuxième ).

Compte tenu de ces événements majeurs, il était évident que les indicateurs déterminants de la CGI ne pouvaient rester ce qu’ils étaient au moment de l’introduction en Bourse.

Ceux qui avaient reproché à la CGI, lors de sa , d’avoir vu trop grand avec un PER démesuré (PER : Price Earning Ratio, la capitalisation boursière d’une société cotée par rapport à ses bénéfices nets, ou à leur estimation), trouveront dans le BP actualisé… Des estimations et objectifs encore plus grands !!

Les prévisions du business plan actualisé font en effet ressortir une substantielle amélioration de pratiquement tous les agrégats.

La CGI annonce ainsi réaliser un chiffre d’affaires de près de 66 milliards DH, durant la période 2008-2013. Soit une hausse de 51% par rapport au BP précédant. Les filiales y contribueront à hauteur de 48% avec les projets de Dyar Al Mansour (8,8 milliards de DH), Al Manar (La Marina, 4,5 milliards de DH), Immolog (4 milliards de DH), Amwaj (3,3 milliards de DH), Abdouna Trifa (4,3 milliards de DH), Bouskoura (4 milliards de DH), Camp Ibn Tachfine (2,3 milliards de DH) et Al Boustane (2,1 milliards de DH).

Selon le Président Ouanaya, la stratégie de la CGI consiste à renforcer son positionnement dans tous les métiers de l’immobilier, d’ici 2013, en s’appuyant sur une forte diversification de l’offre. Le responsable du pôle logement, Najib Arhila en a longuement développé l’idée.

Autre progression annoncée : celle des investissements. Ils devraient enregistrer une croissance moyenne annuelle de 29% (tout investissement compris). Les investissements cumulés (y compris foncier) devraient dépasser les 62 milliards de DH. Au rythme prévu, ils devraient être multipliés par 5 entre 2008 et 2011. Côté rentabilité, le management de la CGI table sans équivoque sur un trend haussier.

Le résultat d’exploitation cumulé prévisionnel dépasse les 15 milliards de DH. Il devrait être multiplié par plus de 10 entre 2008 et 2012 avec la livraison des grands projets de la CGI. Les principaux projets ou filiales contribuant au résultat d’exploitation sont les projets CGI social (49%), Dyar Al Mansour (13%), Al Manar (10%), Immolog (8%) et Arribat Center (7%).

Pour sa part, le Résultat Net Consolidé Part du Groupe cumulé, selon A. Boumehdi, ne devrait pas être loin de 10 milliards de DH. Il se multiplierait ainsi par 7 entre 2008 et 2011.

Ceux que le financement de tous les projets de la CGI préoccuperait, voir inquièterait, se voient rassurés par le management de la Compagnie : la filiale de CDG Développement compte sur ses fonds propres (4 milliards de DH) et les avances acquéreurs. Avec cela, l’endettement ne dépasserait pas les 30%… Ces prévisions sont-elles toutes réalistes ?

Le Directoire de la CGI a d’abord un argument : tous les objectifs fixés par le précédent business plan ont été atteints en 2007. Sauf peut-être le chiffre d’affaires qui a été quelque peu en deçà du prévisionnel, mais il ne s’agit que d’un problème comptable. Chez les promoteurs immobiliers, le phénomène est courant (Addoha, à la dernière présentation de ses comptes, était dans le même cas). Les promoteurs ne peuvent comptabiliser que les ventes dûment légalisées dans les délais de l’exercice en cours. Or, les procédures administratives sont lentes. L’enregistrement des acquisitions se fait souvent avec un léger décalage. La vente est donc reportée sur l’exercice suivant.

Par ailleurs, les responsables de la CGI assurent que les hypothèses du BP sont objectives et prudentes. Ils tiennent compte du « contexte international marqué par une crise financière qui s’étend à la sphère réelle avec des perspectives de recul moyen de l’activité de 0.4% en 2009 et un lent redressement en 2010 de 1.5% (source OCDE) ». Ils prennent également en considération « l’impact sur le tourisme international avec le ralentissement de la croissance à 2% en 2008 et de 0% en 2009 (selon l’OMT) ».

Mais ils rappellent que le Maroc souffre d’un déficit en logement de 1 million, ce qui induit une forte demande, notamment sur le logement économique et le moyen-standing. Et ils se disent confortés par les chiffres officiels (donnés par le ministre des Finances Mezouar) : un objectif de croissance du PIB 2009 de 5.8% et un taux d’inflation contenu à 2.9%.

Enfin, le top management de la CGI compte sur sa propre évaluation des opportunités à saisir. Le Président Ouanaya n’y va pas par quatre chemins : « nous sommes tenus de faire du business. Nous ne nous engagerons dans aucune opération qui ne soit rentable ».

Jusque là, les faits lui donnent raison. Les produits CGI s’arrachent. Au nord, par exemple. Mais aussi à Rabat où, rapporte Mohamed Ouanaya : « il a fallu procéder à un tirage au sort pour départager les futurs acquéreurs que comptaient nos longues listes d’attente ».

Du management de la CGI, très confiant, ou des Cassandre qui prédisent un retournement de situation dans le secteur de l’immobilier pour cause de crise, qui a raison ?

La prochaine présentation annuelle des résultats de la CGI donnera, sans doute, quelques premiers éléments de réponse.

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1 Response for “CGI : Le business plan revu à la hausse”

  1. Nicolas dit :

    A mon avis la pierre est plutôt un bon placement en ces temps de crise, comme toutes les valeurs refuges.

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